Le professeur est mort, vive le prof
L'échec scolaire en France n'est pas le fruit du hasard et n'a rien d'une fatalité.
Ce livre permet une radioscopie de l'école, sans fard, en révélant les blocages qui la minent de l'intérieur ainsi que les responsabilités à tous les niveaux du système.
A force d'accumulation de textes et de réformes mal pensés et mal digérés, le système éducatif français est devenu cette lourde machine sans âme, empêtrée dans ses contradictions sans nom, incapable de se rénover sainement afin de préparer la nation et sa jeunesse aux réalités et aux défis du XXIe siècle.
Au terme d'un diagnostic précis et sans concession, l'ouvrage débouche sur une série de propositions destinées à sauver l'école et ses enseignants.
Par Tidiane Diakite
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Une réflexion sur l’école de nos jours
160 000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans qualification ni diplôme. Un véritable
gâchis !
Qui en est responsable ?
- les enseignants ?
- les responsables hiérarchiques : chefs d’établissement, inspecteurs, Administration ?
Le système porte-t-il en son sein les germes de l’échec et du gâchis ? Et les parents ? Le fardeau de l’échec scolaire est mal partagé.
A force d’accumulation de textes et de réformes, mal pensés et mal digérés, le système éducatif français est devenu cette lourde
machine sans âme, empêtrée dans ses contradictions sans nom, incapable de se rénover sainement afin de préparer la nation et sa jeunesse aux réalités et aux défis du XXIe
siècle.
Les non-dits de l’échec scolaire sont autant de facteurs de blocages et de régression. Les révéler au grand jour en donnant aux enseignants la place
et la considération qu’ils méritent devient une urgence, condition du renouveau et du progrès de l’école.
Par Tidiane Diakite
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COMMENT ENSEIGNER SANS EDUQUER ?
Effort, mérite, excellence, respect, pourquoi ces termes sont-ils de nos jours pratiquement gommés du vocabulaire éducatif et pédagogique ?
Le nivellement par le bas peut-il être un idéal, un principe d’éducation et de formation ?
Ne peut-on partir du bas pour accéder à l’excellence ?
Pourquoi ne pas accorder, à ceux qui sont en bas, le droit à l’excellence ?
Quiconque est né dans un taudis ne peut-il revendiquer, voire exiger ce droit à l’excellence ?
Le droit à l’excellence ne devrait-il pas être un droit exigible du système éducatif ?
Egalité doit-elle forcément rimer avec égalitarisme ?
Y a-t-il incompatibilité égalité et mérite ?
Y a-t-il incompatibilité entre égalité et excellence ?
Qu’en pensent nos éducateurs, sociologues, pédagogues et politiques ?
Par Tidiane Diakite
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Mercredi 27 décembre 2006
Un enfant de 11 ans mort suite aux coups d'enfants de 11 ans dans un collège de Meaux le 21 décembre 2006
Un fait divers affreux, doublement dramatique :
- d’abord parce qu’il met en scène des préadolescents,
- ensuite parce que ce drame a pour cadre l’enceinte d’un établissement scolaire, un collège, lieu de formation de la conscience, lieu d’apprentissage du respect de l’autre, d’ouverture aux autres et à la vie civile.
Aussi insupportable qu’il soit, ce terrible fait divers n’a rien d’étonnant pour l’observateur attentif de la société et des réalités de nos collèges. Hélas, ce drame pourrait, aujourd’hui ou demain, être multiplié. Il est révélateur de l’état de l’école d’aujourd’hui, produit de la société d’aujourd’hui.
Beaucoup de Français, officiels ou anonymes, enseignants ou parents, s’en sont logiquement émus. Le manque de moyens, l’insuffisance de l’encadrement, un trimestre trop long… sont généralement évoqués non pour le justifier, mais pour l’expliquer. Argument dérisoire face à la réalité première. Il est tout aussi symptomatique que parmi toutes ces raisons évoquées, il ne soit fait une seule fois mention des causes premières. La réalité, c’est qu’aujourd’hui et de plus en plus, le mot « éducation » passe au second plan s’il n’est pas tout simplement oublié. Or, où aller, que faire ? Comment former sans éduquer ? L’absence de règles et de normes, ce n’est pas la liberté, mais la servitude de la conscience. Toute liberté humaine est une liberté sous conditions.
Faut-il se résigner à la disparition ou à l’agonie de l’é – du – ca – tion au sein de nos établissements scolaires, en particulier des collèges ? Pour bâtir quelle Cité et quelle Citoyenneté ?
Par Tidiane Diakite
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Vendredi 29 décembre 2006
L’école de la République n’est pas au mieux de sa forme en ces années 2000.Ce n’est point être
iconoclaste que de l’affirmer.
Le contraste entre son potentiel et son rendement est particulièrement saisissant.
DE QUOI SOUFFRE-T-ELLE ?
De maux multiples et multiformes. Elle souffre
entre autres maux de blocages et de pesanteurs, victime de petites lâchetés quotidiennes autant que de dogmatisme impérial
sclérosant.
Elle souffre de cécité plus ou moins feinte et de brouillage des repères et des missions.
Elle souffre d’intoxication, peut-être d’indigestion chronique, consécutives à un psittacisme
aigu.
Pour se porter mieux, elle aurait besoin de volonté, de lucidité ou de bon sens, surtout de
courage. L’école de la République a besoin d’une action éclairée.
Par Tidiane Diakite
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