Dimanche 27 septembre 2009
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LE DIALOGUE OU LE CHAOS ?
Plusieurs semaines avant la réunion du G20 à Pittsburg aux Etats-Unis, des critiques systématiques et des protestations enflammées ont
été entendues sur son inutilité, voire sa nocivité.
Je ne suis pas de ceux qui pensent que les rencontres entre dirigeants du monde sont dénuées d'intérêt. Quel qu'en soit
le résultat, ces rencontres donnent toujours matière à réflexion sur l'état du monde.
POURQUOI ?
- D'abord parce que je préfère le G20 au G8. Cet élargissement à d'autres pays est porteur de sens.
- Parce que chaque fois que des dirigeants du monde se réunissent pour parler du monde, de ses plaies, de ses larmes et de ses espoirs, de son avenir, cela constitue toujours une avancée.
Aucun sommet, aucune institution internationale ne peut résoudre d'un coup de baguette magique les contentieux du
monde.
- Parce qu'en matière de relations internationales, la main tendue vaut toujours mieux que le poing fermé.
- Parce que, le pire pour toutes les nations du monde, petites ou grandes, c'est le silence dans lequel on s'ignore et qui
ignore.
- Parce qu'enfin, si l'on s'oppose au dialogue des nations, on aura le vide, c'est-à-dire le pire.
D'aucuns protestent parce que les membres de ce G20 ne sont pas mandatés par leurs
peuples. Mais ils ont été élus chez eux, normalement, c'est-à-dire démocratiquement, par leurs concitoyens. L'essentiel étant qu'ils représentent dignement à
la fois leurs peuples et le monde et qu'à l'issue du sommet, ils en fassent un compte rendu honnête, en débattent démocratiquement et en tirent les leçons avec leurs peuples.
Lors de la grande crise mondiale des années 30, toutes les nations du monde se sont tourné le dos, se murant dans leur
égoïsme national, dans la tourmente économique, mijotant leur "petite cuisine" sous le "petit toit" de leur "petite chapelle" fermée, barricadée, regardant
les autres comme des concurrentes, mieux, comme des ennemies à qui on ne parle pas, qu'on ne ragarde pas. On sait la suite.
La crise se transforma en monstre hideux pour dévorer la paix et ensanglanter le
monde. Ce monstre s'étant nourri entre temps des silences, des égoïsmes, accoucha des totalitarismes qui à leur tour accouchèrent de la 2e Guerre mondiale.
Le silence détruit, le
dialogue construit.
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Publié dans : POLITIQUE
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